Huahine (suite)

Mercredi 24 - Baie d'Auea

Soleil, vent et petits nuages.

6h45. On entend la musique du snack, tahitien d'aujourd'hui pas désagréable.

Hubert va dire bonjour à Taumata et à sa fille, qui sert au comptoir. Elle vend aussi du pain. Taumata a mis à notre disposition sa douche et ses toilettes, qui ont cuvette et rideau. Hubert remplit la réserve d'eau.

Chantal n'est pas en forme, elle a des crampes d'estomac et retourne dans la tente après le petit déjeuner. Hubert va palmer vers la pointe Tereva.

A midi nous mangeons au snack: carangue avec riz et frites, et ananas "offert par le patron" nous dit sa fille en servant.

Sieste puis trempette de Hubert, Chantal continue à dormir, mais le soir ça va, on va dîner au mahana: Après un punch coco et un maitai (punch aux fruits exotiques), nous nous régalons avec une bouillabaisse maison (au goût complètement différent de celle de Marseille mais délicieux) et des bénitiers au roux piquant.

Jeudi 25 - Barrière de corail

Couvert au début, puis soleil et brise.

8h. Il paraît qu'on peut atteindre la barrière de corail à pied. Taumata nous indique le chemin. On chausse les pataugas et on part pour le marae Anini par la route. Le chemin pour le marae n'est pas indiqué, alors on prend le premier qui nous semble praticable. Il se termine sur une propriété, mais le tahitien qui est là nous autorise à passer :" Les français, il n'y a pas de problème. Ce sont les tahitien, ils sont voleurs... le marae, il est juste derrière les grands cocotiers là-bas."

Il est bien là, beau et gigantesque, et à moitié envahi par la végétation.

C'est de là qu'il faut partir dans l'eau pour aller à la barrière. Environ un kilomètre avec de l'eau jusqu'à la ceinture, et beaucoup de "patates" coralliennes splendides et peuplées. Chantal suit un peu mais au bout d'un moment préfère rejoindre la plage et bronzer à l'ombre.

A 11 h nous rentrons, il fait chaud. Et à midi, chez Taumata, on mange du thon grillé.

Sieste, baignade, cartes postales, tout va bien.

Le soir, Taumata nous a fait un repas tahitien, avec fafa, cochon, taro, po'e de bananes. On n'arrive pas à en manger la moitié, pourtant c'est drôlement bon.

Discussion avec Taumata et sa fille, à propos de la langue tahitienne. Par exemple, comment distinguer Poe, la perle, de Po'e, le gâteau, ou de Pohe, la mort? C'est facile, pour la mort, on dit Po Hé, pour la perle, on dit Poé, et pour le gâteau on dit Poé... ce n'est pas du tout pareil...

Vendredi 26 - Adieu Huahine

Joli lever de soleil à 5 h.

Après le démontage de la tente, on fait un tour à pied sur la plage jusqu'au ponton du Mahana. L'eau est très limpide et sans aucune ride aujourd'hui et on voit coraux et poissons jusqu'au fond.

Dernière trempette, avec les petits-enfants de Taumata qui sont dans l'eau comme des poissons.

A 11 heures, Taumata nous offre une barquette de frites et 2 parts de gâteau.

A midi, photo de famille et colliers de coquillages, et encore la même émotion.

Taumata n'a pas voulu que nous prenions le truck et nous conduit au port.

Comme le Hawaikinui ne part qu'à 17 heures, il nous reste un peu de temps. Il y a un loueur de bateaux. On prend un petit hors-bord pour 2 heures. Le gars est sympa, il explique tout, donne une carte de la baie avec les endroits à éviter, montre la manoeuvre, et met dans le bateau une glacière avec une bouteille d'eau, masques et palmes (les nôtres sont dans les sacs qu'on a laissés au port).

Il nous dit que si on dépasse de moins d'une demi-heure il ne comptera pas la troisième heure,...

Et c'est une agréable promenade sur le lagon,

entre les patates (qu'on n'arrive pas toujours à éviter, mais on va tout doucement et l'hélice est étudiée pour résister aux rencontres, heureusement),... On rencontre une raie qu'on tente de suivre, mais au bout d'une minute elle en a assez et nous sème sans difficulté.

A 16h, après un retour le long de la côte, nous rendons le bateau. Le gars refait le plein du réservoir: 8 litres! (nous n'avions pas vérifié au départ). Nous payons les 4400 cfp demandés, en ne pouvant nous empêcher de penser que pour faire Huahine-Tahiti par le cargo, ça ne coûte que 3400 cfp.

Le Hawaikinui arrive à 17h comme prévu, et nous nous hâtons de monter car il y a beaucoup de monde, mais c'est déjà plein partout. Sur le pont supérieur, il n'y a plus un centimètre de libre. Nous finirons par nous installer vers l'avant, devant les cales, sur la tôle à coté du grand mât et d'un tas de poutres. Le sol n'est pas spécialement propre, et Chantal a l'idée d'étaler d'abord la couverture de survie et de mettre nos petits matelas par-dessus. On finit par y arriver malgré le vent.

Finalement nous passons une nuit pas trop inconfortable à la belle étoile et nous nous endormons en contemplant la lune qui se balance en haut du grand mât, emmitouflés dans le duvet.

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